A propos

Ecriture et couture, plisserie et froisserie, découpage et pliage, déstructuration, construction et re-interprétation des « travaux féminins » d’antan. Fascination du papier, des papiers, de leurs sons, de leurs angles, de leurs aplats et de leurs courbes quand je les froisse, plie, déchire, fronce ou plisse. …avec tendresse et grincements de dents.

« Car le beau n’est rien que le premier degré du terrible »
Rainer Maria Rilke/Elegie de Duino


Emission sur rts

9 mai 2012, écouter l’emission en ligne :

www.rts.ch


Parcours

Née en 1958. Réside, travaille et crée à La Chaux-de-Fonds après quelques détours.

Expositions personnelles

2017 Papiers…paperoles.
Le Locle,  home de La Résidence, du 13 mai au 30 octobre.

2016 Arty show
vitrines de Noël chez Materiotek, du 19 au 30.12.2016
photos ici

2015 Tricots de corps et travaux d’hiver
Lycée Blaise Cendrars – Espace noir, La Chaux-de-Fonds, du 5 mars au 5 avril
en savoir plus

2014 Installation à l’occasion de l’exposition « Papiers découpés. Scherenschnitte. Silhouette. Paper cuts »
Château de Prangins (Musée national Suisse), du 11 avril au 28 septembre

2012 Catherine Corthésy : reliques et vanités
Musée des Beaux-arts, La Chaux-de-Fonds
photos ici

2008 Mémoires
Lycée Blaise Cendrars, La Chaux-de-Fonds

2007 Plisserie
Galerie Impressions, La Chaux-de-Fonds

2007 Conversation
Galerie du Soleil, Saignelégier. Avec Jean-Guy Paratte

2004 Dessins d’écriture et robes de mots
La Cave à mots, La Chaux-de-Fonds


Expositions collectives

2017 Carte blanche à Catherine Corthésy.
Noiraigue, atelier de Colette B, 22/23 et 29/30 avril

2013 Encadrements-galerie du Coq à l’âne
Passage de Marval 1, Neuchâtel, 24 décembre

Manu : exposition d’atelier
Atelier In-folio, Auvernier-> 4 janvier 2014

2009 Ex voto : art contemporain
La Nef, Le Noirmont

2008 Jeanne Lombard et les artistes neuchâteloises (1908-2008)
MAH, Neuchâtel

2008 Arco-Invitation au voyage
Atelier galerie de Gérard Benoît à la Guillaume, F – Septmoncel

2008 T’as vu chat : la joie de Lire expose au musée
MBA, La Chaux-de-Fonds

2006 Seconde peau
Espace culturel de l’OFS, Neuchâtel
photos ici

2005 67e biennale de la société des amis du MBA
MBA, La Chaux-de-fonds. Prix du public.


Extrait de : Présentation en forme de dédicace à ma fille

« … Parce qu’il faut que tu saches, ma fille, que depuis longtemps, dans cette famille, les femmes créent sous couvert d’agir, même si on ne leur demande rien et surtout parce qu’on ne leur demande rien : elles tricotent leur vie, elles cousent leur destin.

Et si on leur demande, elles ont toujours un rang à terminer, une couture à défaire, un ourlet à sortir ou un bouton à recoudre.

Comme ça on leur fiche la paix ! Et dans cet à-côté, elles peuvent penser à autre chose…

Ben moi tu vois ma fille, je n’ai plus eu la patience des couseuses d’antan. J’en ai eu assez de faire de mon mieux, coûte que coûte,
que ce soit bien fait – en surface,
que ce soit bien sage, – pour l’image

Les coutures ont sauté, la doublure se déchire et dégueule ses dessous et ses trop-pleins…

Les travaux de dames sont devenus des maux,

Tu entends ma fille : des mots !

Qui jaillissent et s’écrivent sur tous les oripeaux, en vrac, comme ça vient, d’où ça vient et surtout quand ça veut. Et de les voir qui se bricolent, qui se fagotent, qui se gaupent à la diable, qui grignotent et envahissent mon petit carré d’herbe, ben ça me fait rire !

Un rire qui vient des plus profonds dedans et qui éclate pile dans le mille !
Une jubilation de moi en devenir de moi…

Et ça ma fille, c’est pas un à-côté ! »

décembre 2005

extrait de : Présentation en forme de dédicace à ma fille
« … Parce qu’il faut que tu saches,ma fille, que depuis longtemps, dans cette famille, les femmes créent sous couvert d’agir, même si on ne leur demande rien et surtout parce qu’on ne leur demande rien : elles tricotent leur vie, elles cousent leur destin.
Et si on leur demande, elles ont toujours un rang à terminer, une couture à défaire, un ourlet à sortir ou un bouton à recoudre.
Comme ça on leur fiche la paix ! Et dans cet à-côté, elles peuvent penser à autre chose…
Ben moi tu vois ma fille, je n’ai plus eu la patience des couseuses d’antan. J’en ai eu assez de faire de mon mieux, coûte que coûte,
que ce soit bien fait – en surface,
que ce soit bien sage, – pour l’image
Les coutures ont sauté, la doublure se déchire et dégueule ses dessous et ses trop-pleins…
Les travaux de dames sont devenus des maux,
Tu entends ma fille : des mots !
Qui jaillissent et s’écrivent sur tous les oripeaux, en vrac, comme ça vient, d’où ça vient et surtout quand ça veut. Et de les voir qui se bricolent, qui se fagotent, qui se gaupent à la diable, qui grignotent et envahissent mon petit carré d’herbe, ben ça me fait rire !
Un rire qui vient des plus profonds dedans et qui éclate pile dans le mille !
Une jubilation de moi en devenir de moi…
Et ça ma fille, c’est pas un à-côté ! »
décembre 2005Merken

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